Parfois l'enfant ne sait pas dire son chagrin, - \r\nMais il entend, le soir, les étranges présages - \r\nQui annoncent aux pierres blessées, à même le sol, - \r\nLeur libération, où il apprend que les pierres - \r\nCœurs brisés, ont parfois l'éclat dur d'un langage. - \r\nLe bruit de la mer rugit au vestiaire - \r\n- Et un reproche ; mais cela même est rassurant : - \r\nUn reproche de moins entre lui et la mort… - \r\nEt là, sur le tapis devant la cheminée, - \r\nIl regarde l'enfer et voit son avenir - \r\n- Qui sait, peut-être une chambre de chauffe ?- - \r\nPourtant, l'enfant, je pense, a connu des fous-rires - \r\n(On dit que de la vie ce sont les seuls remèdes), - \r\nEt puis, n'eût-il pas survécu, - \r\nSaurait-il que Rimbaud a connu ces chagrins, - \r\nRimbaud dont l'âge d'homme aussi, comme le sien, - \r\nFut déserté d'amour et privé de langage ?\r\n