Parfois, dans le vie, il faut savoir disparaître, pour que les autres se rendent compte qu'ils tiennent à vous.

À lire aussi de Anne Percin

Je crois qu'il faut faire semblant. La réalité nous échappe, de toute façon, parce qu'elle nous demeure inconnue ou que nous ne la supportons pas. Nous vivons dans la fiction, il n'y a que ça qui nous convienne.
Le bombardement chimique qui se poursuivait dans ses veines, via la petite boîte magique, c'était son petit Hiroshima personnel. On n'aurait pas cru, à la voir, mais il y avait une guerre en elle. Et la guerre, ça dévaste.
Si l'on peut perdre ceux que l'on aime, peut-on vivre sans crainte ? C'est la grande question que pose Saint Augustin. Je sais quelle fut sa réponse, mais comme je ne veux pas de la sienne, qui sent l'encens et l'eucharistie, il me reste à en trouver une autre, et je n'y parviens pas. Il faut vivre avec ça, la trouille au ventre.
On a beau dire, mais même la misanthropie, ça se partage. C’est toujours plus agréable de se plaindre du monde entier à un pote, que de se lamenter tout seul.
Le seul et unique but de toute croyance est bien d'accepter la mort. Le reste, c'est du folklore.
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Dans la même œuvre

Mamie n'a jamais su résister au plaisir de bourrer ses petits-enfants de crêpes. Elle les fait mieux que personne et surtout, elle en fait des tonnes. Et quoi qu'on mette dessus ou dedans, elle ne s'offusque jamais. J'ai le souvenir ému d'un crêpe rillettes / Nesquick qu'elle m'a regardé manger, l’oeil embué par la fierté familiale.
Tous les malheurs du monde arrivent parce que les gens uniques s'obstinent à se comporter comme tout le monde.
J'ai un âge où, apparemment, mon avis compte. On me sonde, on me consulte avant de me traîner de force dans des lieux hostiles. Quand vos enfants cessent de vous demander d'où ils viennent et ne vous disent plus où ils vont, disait un proverbe affiché à l'entrée du Super-U l'été dernier, c'est qu'ils sont devenus des ados. Je me souviens que mon père l'avait lu à haute voix, avec l'air d'un disciple de Confucius qui médite les paroles du Maître. Alors qu'en réalité, c'était juste une grosse connerie écrite au marqueur bleu effaçable sur un panneau d'hypermarché, entre la météo du jour et « Le Conseil de votre poissonnier »...
J'ai un âge où, apparemment, mon avis compte. On me sonde, on me consulte avant de me traîner de force dans des lieux hostiles.
On a beau dire, mais même la misanthropie, ça se partage. C’est toujours plus agréable de se plaindre du monde entier à un pote, que de se lamenter tout seul. Pour critiquer la société, on a besoin d’un public. Parfois, j’en avais un peu ma claque d’être tout seul à avoir raison et à rire de mes blagues en solo.