Tout arrive, dans la vie. Si le pire peut arriver, c'est que le meilleur aussi. Y'a pas de raison. Après tout.
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J'ai un âge où, apparemment, mon avis compte. On me sonde, on me consulte avant de me traîner de force dans des lieux hostiles.
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À lire aussi de Anne Percin
La souffrance physique n'est pas la mort de l'âme, elle est son combat. La tristesse, c'est la mort de l'âme.
Aimer, c'est sentir vivre en soi quelqu'un qui n'est pas soi.
Le seul et unique but de toute croyance est bien d'accepter la mort. Le reste, c'est du folklore.
La vie m'a souvent prouvé que j'avais raison, car la réussite d'une fête quelle qu'elle soit, vient plus de la bonne humeur qu'on y met que des vêtements que l'on porte
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Mamie n'a jamais su résister au plaisir de bourrer ses petits-enfants de crêpes. Elle les fait mieux que personne et surtout, elle en fait des tonnes. Et quoi qu'on mette dessus ou dedans, elle ne s'offusque jamais. J'ai le souvenir ému d'un crêpe rillettes / Nesquick qu'elle m'a regardé manger, l’oeil embué par la fierté familiale.
Parfois, dans le vie, il faut savoir disparaître, pour que les autres se rendent compte qu'ils tiennent à vous.
Tous les malheurs du monde arrivent parce que les gens uniques s'obstinent à se comporter comme tout le monde.
J'ai un âge où, apparemment, mon avis compte. On me sonde, on me consulte avant de me traîner de force dans des lieux hostiles. Quand vos enfants cessent de vous demander d'où ils viennent et ne vous disent plus où ils vont, disait un proverbe affiché à l'entrée du Super-U l'été dernier, c'est qu'ils sont devenus des ados. Je me souviens que mon père l'avait lu à haute voix, avec l'air d'un disciple de Confucius qui médite les paroles du Maître. Alors qu'en réalité, c'était juste une grosse connerie écrite au marqueur bleu effaçable sur un panneau d'hypermarché, entre la météo du jour et « Le Conseil de votre poissonnier »...
On a beau dire, mais même la misanthropie, ça se partage. C’est toujours plus agréable de se plaindre du monde entier à un pote, que de se lamenter tout seul. Pour critiquer la société, on a besoin d’un public. Parfois, j’en avais un peu ma claque d’être tout seul à avoir raison et à rire de mes blagues en solo.