On s'imagine ordinairement que ce n'est que dans la jeunesse que les hommes ont besoin d'éducation ; vous diriez qu'ils sortent tous des mains de leurs maîtres, ou parfaits, ou incorrigibles.

À lire aussi de Charles de Secondat, baron de Montesquieu

Cherchons à nous accommoder à cette vie; ce n'est point à cette vie à s'accommoder à nous.
On apprête le café de telle manière qu'il donne de l'esprit à ceux qui en prennent.
Il y avait une alliance très étroite entre Attila et Genséric, roi des Vandales.
Il faut bien connaître les préjugés de son siècle, afin de ne les choquer pas trop, ni trop les suivre.
L'homme pieux et l'athée parlent toujours de religion: l'un parle de ce qu'il aime et l'autre de ce qu'il craint.
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Dans la même œuvre

Ceux qui négligent de nous la dire nous ravissent un bien qui nous appartient. Ils rendent vaines les vues que Dieu a eues sur eux et sur nous. Ils lui résistent dans ses desseins et le combattent dans sa providence.
Ils font comme le mauvais principe des Mages, qui répandent les ténèbres dans le monde, au lieu de la lumière, que le bon principe y avait créée.
Ainsi, comme si l'on avait d'eux trop bonne ou trop mauvaise opinion, on néglige également d'être sincère et on croit qu'il y aurait de l'inhumanité de les tourmenter, ou sur des défauts qu'ils n'ont pas, ou sur des défauts qu'ils auront toujours.
Mais, par bonheur ou par malheur, les hommes ne sont ni si bons ni si mauvais qu'on les fait, et, s'il y en a fort peu de vertueux, il n'y en a aucun qui ne puisse le devenir.
Il n'y a personne qui, s'il était averti de ses défauts, pût soutenir une contradiction éternelle ; il deviendrait vertueux, quand ce ne serait que par lassitude.