On peut appartenir à son peuple, mais quand les peuples sont devenus fous on n'est pas obligé de l'être aussi. Tu as beau être déjà pour eux un chiffre, un numéro, un instrument, de la chair à canon, tu es encore un être vivant capable de refuser.

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Son âme tourmentée ne retient qu'une chose, qu'on l'a dépouillée, qu'elle doit abandonner son moi ailé pour réintégrer une larve amorphe, aveugle, rampante, et que quelque chose est perdu, irrémédiablement perdu.
Vouloir jouer aux échecs avec soi-même est aussi paradoxal que de vouloir marcher sur son ombre.
L'individu est toujours plus fort que l'idée, mais il faut seulement qu'il reste lui-même, qu'il n'abdique pas sa propre volonté.
Moi qui pour mon malheur ai toujours eu une curiosité passionnée pour les choses de l'esprit...
Je t'attendais, je t'attendais toujours, comme, pendant toute ma destinée, j'ai attendu devant ta vie qui m'étais fermée.
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L'individu doit être plus fort que l'idée, il faut seulement qu'il reste lui-même, qu'il n'abdique pas sa propre volonté. Il faut seulement qu'il sache qu'il est un homme et qu'il veut le rester.
Les hommes sont corrompus par les idéologies, ils pensent en terme de politique et de morale. Aujourd'hui la patrie signifie meurtre et esclavage.