On ne peut se passer du théâtre

À lire aussi de Anton Tchekhov

Il me semble que vous devriez comprendre que ce qui perd le monde, ce ne sont pas les bandits, ni les guerres, mais les haines, les inimitiés, toutes ces petites querelles sordides.
Dans deux cents, trois cents ans, la vie sur terre sera d'une beauté indescriptible. Cette vie est nécessaire à l'homme, et si elle n'est pas jusqu'ici, il doit la pressentir, attendre, rêver, s'y préparer.
Quand nous avons soif, il nous semble que nous pourrions boire tout un océan: c'est la foi; et quand nous nous mettons à boire, nous buvons un verre ou deux: c'est la science.
Dans peu de temps, quelque deux ou trois cents ans, on considérera notre vie actuelle avec terreur et dérision, tout ce qui existe aujourd'hui paraîtra maladroit, lourd, très inconfortable, et étrange.
Nous n'éviterons pas l'heure de la mort et n'avons pas à vivre longtemps, aussi n'ataché-je pas une sérieuse importance à ma littérature, à mon nom et à mes fautes littéraires.
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Dans la même œuvre

Lorsqu'on n'a pas de vie véritable, on la remplace par des mirages.
Les gens sans talent mais prétentieux n'ont pas d'autres ressources que de nier les talents véritables.
Le Bonheur n'existe pas, seul le désir d'y parvenir.
Le bonheur n'existe pas. Seul existe le désir d'y parvenir.
J'ai pris ma décision: j'arracherai cet amour de mon coeur, avec les racines je l'arracherai.