On a beau vouloir couper avec le passé, quelque chose malgré tout demeure, qui s'accroche et dont on a le plus grand mal à se débarrasser. Il faut s'arranger de ce qui remonte dans les souvenirs comme une bulle du fond d'un marais ; il faut prévoir la main qui dans le rêve se pose plus vraie que vraie ; il faut craindre l'inconnu dont le sourire déclenche un serrement de coeur ; il faut lutter contre les bras qui ne vous cherchent plus. Il faut se mentir, être lâche, toujours prévoir le pire et savoir qu'à la moindre défaillance le combat reprendra du début.
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On n'aime personne quand on est amoureux.
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À lire aussi de Edmonde Charles-Roux
Un souvenir vous colle à la peau, vous appartient comme une enfance.
Il suffit d’un rien, d’un geste, d’un regard où l’on devine la lassitude. C’est cette chiquenaude imprévisible, cette brusque embardée qui nous fait basculer sans que nous nous en doutions du bonheur dans le malheur, c’est cela que l’on appelle le mauvais oeil... Avoue que l’on aurait tort de ne pas se prémunir.
Ça n'existe pas les voyages. N'existent que les gens avec qui on part.
Les miracles, cela arrive, ou presque.
Dans la même œuvre
Terribles sont les chansons quand elles intiment l'ordre de se souvenir.
C'est seulement quand on aime que l'on ose se montrer sous un jour aussi défavorable et faire cette figure d'enfant buté et serrer les lèvres et poser d'une voix qui trébuche les mêmes questions inlassablement. Et seulement parce qu'on aime que naît cette inimité dans la voix et ce désir hargneux, à peine dissimulé, de provoquer. Elle reconnaît la passion au premier coup d'oeil.
Ça n'existe pas les voyages. N'existent que les gens avec qui on part.
Ainsi je ne serai pas de ceux qui auront dormi. J'éviterai cette honte.
Il était sans espoir. Son passé n'était plus qu'un souvenir cruel parmi d'autres.