N'accusez point l'amour ni son aveuglement; - Quand on connaît sa faute, on manque doublement.
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O rage ! O désespoir ! O vieillesse ennemie !
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À lire aussi de Pierre Corneille
L'amour le plus parfait n'est pas un mariage; - Fort souvent moins que rien cause un grand changement, - Et les occasions naissent en ce moment.
Et lorsqu'on dissimule un crime domestique, - Par quelle autorité peut-on, par quelle loi, - Châtier en autrui ce qu'on souffre chez soi?
Je ne cherche en aimant que le seul bien d'aimer.
Apaisez donc sa crainte, et calmez la douleur dont son âme est atteinte. - Elle revient.
Dans la même œuvre
Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! - \r\nN'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? - \r\nEt ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers - \r\nQue pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ? - \r\nMon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire, - \r\nMon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire, - \r\nTant de fois affermi le trône de son roi, - \r\nTrahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
Comte, sois de mon prince à présent gouverneur: - Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur; - Et ton jaloux orgueil, par cet affront insigne, - Malgré le choix du roi, m'en a su rendre indigne.
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers?
Précipice élevé d'où tombe mon honneur!
Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! - \r\nN'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? - \r\nEt ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers - \r\nQue pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ? - \r\nMon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire, - \r\nMon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire, - \r\nTant de fois affermi le trône de son roi, - \r\nTrahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?