Nous étions seul à seule et marchions en rêvant, - Elle et moi, les cheveux et la pensée au vent.

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Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches - Et puis voici mon coeur, qui ne bat que pour vous.
J'arrive tout couvert encore de rosée - Que le vent du matin vient glacer à mon front. - Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée - Rêve des chers instants qui la délasseront.
Son regard est pareil au regard des statues, - Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle à - L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Ah! les oaristys! les premières maîtresses! - L'or des cheveux, l'azur des yeux, la fleur des chairs.
Par instants je meurs la mort du pécheur - Qui se sait damné s'il n'est confessé, - Et, perdant l'espoir de nul confesseur, - Se tord dans l'Enfer qu'il a devancé.
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