J'arrive tout couvert encore de rosée - Que le vent du matin vient glacer à mon front. - Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée - Rêve des chers instants qui la délasseront.

À lire aussi de Paul Verlaine

L'espoir luit comme un brin de paille dans l'étable... - L'espoir luit comme un caillou dans un creux.
De la musique avant toute chose, - Et pour cela préfère l'Impair, - Plus vague et plus soluble dans l'air, - Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.
Murs blancs, toit rouge, c'est l'Auberge fraîche au bord - Du grand chemin poudreux où le ciel brûle et saigne, - L'auberge gaie avec le Bonheur pour enseigne. - Vin bleu, pain tendre, et pas besoin de passeport.
Je ne sais rien de gai comme un enterrement ! - Le fossoyeur qui chante et sa pioche qui brille, - La cloche, au loin, dans l'air, lançant son svelte trille, - Le prêtre en blanc surplis, qui prie allègrement.
Tout en chantant sur le mode mineur - L'amour vainqueur et la vie opportune - Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur - Et leur chanson se mêle au clair de lune.
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Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches - Et puis voici mon coeur, qui ne bat que pour vous.
Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches. Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous. Ne le déchirez pas avec vos deux mains.