De toutes les menaces qui pèsent sur nous, la plus redoutable, nous le savons, la seule réelle, c'est nous-mêmes.
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Nous sommes hypnotisés par des dieux dérisoires et notre souffrance redouble de les savoir dérisoires.
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À lire aussi de René Girard
La foule tend toujours vers la persécution car les causes naturelles de ce qui la trouble, de ce qui la transforme en turba ne peuvent pas l'intéresser.
Le dynamisme de cette oeuvre tend à dépasser le pan-sexualisme initial.
On sait, désormais, que dans la vie animale, la violence est pourvue de freins individuels. Les animaux d'une même espèce ne luttent jamais à mort; le vainqueur épargne le vaincu. L'espèce humaine est privée de cette protection.
Chacun de nous se croit seul en enfer, et c'est cela l'enfer.
Dans la même œuvre
Chacun se croit seul en enfer et c'est cela l'enfer.
Les parents s'étonnent d'avoir produit des monstres ; ils voient dans leurs enfants l'antithèse de ce qu'ils sont eux-mêmes. Ils ne perçoivent pas le lien entre l'arbre et le fruit.
Ce regard si redouté, ce regard qui est la mort de l'orgueil est un regard sauveur.
Une victoire sur l'amour-propre nous permet de descendre profondément dans le Moi et nous livre, d'un même mouvement, la connaissance de l'Autre. A une certaine profondeur le secret de l'Autre ne diffère pas de notre propre secret.