Pour combattre l'incendie qui fait rage dans notre esprit, il faut parfois recourir aux mots et s'en servir comme contre-feux.
❧
Nous parlons dans le vide, dans l'espoir que celui-ci, un jour, finira par être rempli.
◆
À lire aussi de Jean-Paul Hameury
Il arrive que les mots s'écoulent de notre bouche comme le sang d'une plaie.
On peut oublier ce que l'on sait, pas ce que l'on connaît.
La nuit tient toujours les promesses que le jour n'a pas faite.
Les flèches qui nous blessent sortent toutes de nos carquois.
Dans la même œuvre
Seul craint la défaite celui qui songe encore à vaincre.
Nul ne me donnera ce que j'ai déjà. Qui m'ôtera ce que je n'ai pas?
Il ne nous manque rien sinon de comprendre que rien ne nous manque.
Bâtir là où le sol, justement, fait défaut.
Le fleuve ne se soucie ni de la source ni de l'embouchure.