Nous n'aimons jamais vraiment quelqu'un. Nous aimons uniquement l'idée que nous nous faisons de ce quelqu'un. Ce que nous aimons, c'est un concept forgé par nous - et en fin de compte, c'est nous-mêmes. Cela est vrai à tous les degrés de l'amour.

À lire aussi de Fernando Pessoa

Aimer, c'est l'innocence éternelle, - et l'unique innocence est de ne pas penser.
Personne ne comprend personne. Tout est hasard, interstices, mais tout se combine parfaitement.
Je me sens né à chaque instant - à l'éternelle nouveauté du Monde... - ... - Le Monde ne s'est pas fait pour que nous pensions à lui - (penser c'est avoir mal aux yeux) - mais pour que nous le regardions avec un sentiment d'accord...
Pour moi, lorsque je vois un mort, la mort m'apparaît alors comme un départ. Le cadavre me fait l'impression d'un costume qu'on a laissé derrière soi. Quelqu'un est parti, sans éprouver le besoin d'emporter son seul et unique vêtement.
Il pleut. C’est Noël.
Toutes les citations de Fernando Pessoa →

Dans la même œuvre

La vie est ce que nous en faisons. Les voyages ce sont les voyageurs eux-mêmes. Ce que nous voyons n'est pas fait de ce que nous voyons mais de ce que nous sommes.
Ecrire, en fin de compte, est une fuite et un refuge.
J'ai fait naufrage sans la moindre tempête, dans une mer où j'avais pied.
Nous recherchons tous quelque chose par ambition mais, ou bien nous ne réalisons pas cette ambition, et nous voilà pauvres, ou bien nous croyons la réaliser, et nous voilà tout à la fois riches et fous.
Les animaux ne savent pas ce qu'ils font : ils naissent, grandissent, vivent et meurent sans pensée, sans réflexion, sans véritable avenir. Mais combien d'hommes vivent différemment des animaux ?