Il y a quelque chose de sordide, et d'autant plus sordide que c'est ridicule, dans cette habitude des faibles d'ériger en tragédies de l'univers les tristes comédies de leurs tragédies personnelles.
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Pour moi, lorsque je vois un mort, la mort m'apparaît alors comme un départ. Le cadavre me fait l'impression d'un costume qu'on a laissé derrière soi. Quelqu'un est parti, sans éprouver le besoin d'emporter son seul et unique vêtement.
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À lire aussi de Fernando Pessoa
Je veux cesser sans conséquences... - Je veux aller à la mort comme à une fête au crépuscule.
J'ai découvert, quand elle est venue à me manquer que l'affection m'était nécessaire et que, comme l'air, on la respire sans la sentir.
Je me sens né à chaque instant - à l'éternelle nouveauté du Monde... - ... - Le Monde ne s'est pas fait pour que nous pensions à lui - (penser c'est avoir mal aux yeux) - mais pour que nous le regardions avec un sentiment d'accord...
Prison de l'Etre, ne peut-on se libérer de toi? - Prison de la pensée, ne peut-on se libérer de toi?
Dans la même œuvre
La vie est ce que nous en faisons. Les voyages ce sont les voyageurs eux-mêmes. Ce que nous voyons n'est pas fait de ce que nous voyons mais de ce que nous sommes.
Ecrire, en fin de compte, est une fuite et un refuge.
J'ai fait naufrage sans la moindre tempête, dans une mer où j'avais pied.
Nous recherchons tous quelque chose par ambition mais, ou bien nous ne réalisons pas cette ambition, et nous voilà pauvres, ou bien nous croyons la réaliser, et nous voilà tout à la fois riches et fous.
Les animaux ne savent pas ce qu'ils font : ils naissent, grandissent, vivent et meurent sans pensée, sans réflexion, sans véritable avenir. Mais combien d'hommes vivent différemment des animaux ?