Nous employons notre intelligence à inventer les remèdes susceptibles de vaincre une maladie que, par ailleurs, nous faisons tout pour aggraver.

À lire aussi de Jean-Paul Hameury

On pense avoir trouvé une voie quand on n'a fait que changer d'ornière.
La nuit tient toujours les promesses que le jour n'a pas faite.
Les flèches qui nous blessent sortent toutes de nos carquois.
On peut oublier ce que l'on sait, pas ce que l'on connaît.
Le savoir: accumulations de pierres mal taillées, nombreuses mais disparates. Qui, avec cela, pourrait bâtir une demeure?
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Dans la même œuvre

Seul craint la défaite celui qui songe encore à vaincre.
Nul ne me donnera ce que j'ai déjà. Qui m'ôtera ce que je n'ai pas?
Il ne nous manque rien sinon de comprendre que rien ne nous manque.
Bâtir là où le sol, justement, fait défaut.
Le fleuve ne se soucie ni de la source ni de l'embouchure.