Nous avons tous les jours sous les yeux l'exemple de l'univers, où une infinité d'actions mécaniques indépendantes concourent pour constituer un ordre qui, à travers les variations, reste fixe. Aussi aimons-nous la beauté du monde, parce que nous sentons derrière elle la présence de quelque chose d'analogue à la sagesse que nous voulons posséder pour assouvir notre désir du bien.

À lire aussi de Simone Weil

Seul est éternel le devoir envers l'être humain comme tel.
La pensée fuit le malheur aussi promptement, ausssi irrésistiblement qu'un animal fuit la mort.
C'est d'ailleurs seulement parce que l'esprit historique consiste à croire les meurtriers sur parole que ce dogme semble si bien répondre aux faits
Aimer un être, c'est tout simplement reconnaître qu'il existe autant que vous.
La nécessité est l'écran mis entre Dieu et nous pour que nous puissions être. C'est à nous de percer l'écran pour cesser d'être.
Toutes les citations de Simone Weil →

Dans la même œuvre

Ce qui permet de contempler la nécessité et de l'aimer, c'est la beauté du monde. Sans la beauté ce ne serait pas possible.
Ce serait une erreur de croire que la sensibilité à la beauté est le privilège d'un petit nombre de gens cultivés. Au contraire, la beauté est la seule valeur universellement reconnue.
La beauté est la seule valeur universellement reconnue.
Ce serait une erreur de croire que la sensibilité à la beauté est le privilège d'un petit nombre de gens cultivés. Au contraire, la beauté est la seule valeur universellement reconnue. Dans le peuple, on emploie constamment le terme de beau ou des termes synonymes pour louer non seulement une ville, un pays, une contrée, mais encore les choses les plus imprévues, par exemple une machine. Le mauvais goût général fait que les hommes, cultivés ou non, appliquent souvent très mal ces termes mais c'est une autre question. L'essentiel, c'est que le mot de beauté parle à tous les coeurs.
L'essentiel, c'est que le mot de beauté parle à tous les coeurs.