Œuvre

L'Enracinement (1943)

Aider la France à trouver au fond de son malheur une inspiration conforme à son génie et aux besoins actuels des hommes en détresse. Répandre cette inspiration, une fois retrouvée ou du moins entrevue, à travers le monde.
L'unique source de salut et de grandeur pour la France, c'est de reprendre contact avec son génie au fond de son malheur.
La liberté d'expression totale, illimitée, pour toute opinion quelle qu'elle soit, sans aucune restriction ni réserve, est un besoin absolu pour l'intelligence.
Les publications destinées à influer sur ce qu'on nomme l'opinion ne doivent porter aucun préjudice illégitime à aucun être humain.
Les hommes n'imaginent pas qu'on puisse leur infliger les malheurs qu'ils trouvent tout naturel d'infliger à autrui.
L'amour pur est cette force agissante, l'amour qui ne veut à aucun prix, en aucun cas, ni du mensonge ni de l'erreur.
L'acquisition des connaissances fait approcher de la vérité quand il s'agit de la connaissance de ce qu'on aime, et en aucun autre cas.
Le travail physique consenti est, après la mort consentie, la forme la plus parfaite de la vertu d'obéissance.
Il n'y a aucune possibilité de satisfaire chez un peuple le besoin de vérité si l'on ne peut trouver à cet effet des hommes qui aiment la vérité.
Le vrai critérium, pour la propriété, est qu'elle est légitime pour autant qu'elle est réelle.
L'enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l'âme humaine.
C'est d'ailleurs seulement parce que l'esprit historique consiste à croire les meurtriers sur parole que ce dogme semble si bien répondre aux faits
Le dogme du progrès déshonore le bien en en faisant une affaire de mode. C'est d'ailleurs seulement parce que l'esprit historique consiste à croire les meurtriers sur parole que ce dogme semble si bien répondre aux faits.
C'est d'ailleurs seulement parce que l'esprit historique consiste à croire les meurtriers sur parole, que ce dogme [du progrès] semble si bien répondre aux faits.