Nous autres, invalides, nous estimons avoir droit à des privilèges. Auster Jane

3 Commentaires

Nous autres, invalides, nous estimons avoir droit à des privilèges.
Emma (1815)
Citations de Jane Auster
Jane Auster

3 réponses à “Nous autres, invalides, nous estimons avoir droit à des privilèges. Auster Jane”

  1. Dico citations

    Sa frêle santé, malheureusement, ne lui permet pas de vivre à Londres. C’est ainsi, comme je l’ai dit un jour à lady Catherine, que la cour d’Angleterre se trouve privée d’un de ses plus gracieux ornements. Lady Catherine a paru touchée de mes paroles. Vous devinez que je suis heureux de lui adresser de ces compliments toujours appréciés des dames chaque fois que l’occasion s’en présente. Ces petits riens plaisent à Sa Grâce et font partie des hommages que je considère comme mon devoir de lui rendre.

    * (en) Her indifferent state of health unhappily prevents her being in town; and by that means, as I told Lady Catherine one day, has deprived the British court of its brightest ornaments. Her ladyship seemed pleased with the idea; and you may imagine that I am happy on every occasion to offer those little delicate compliments which are always acceptable to ladies. I have more than once observed to Lady Catherine, that her charming daughter seemed born to be a duchess, and that the most elevated rank, instead of giving her consequence, would be adorned by her. These are the kind of little things which please her ladyship, and it is a sort of attention which I conceive myself peculiarly bound to pay.

    * De M. Collins, cousin et héritier du domaine de M. Bennet, parlant de la fille de lady Catherine de Bourgh, illustre le caractère du personnage.

    *
    Orgueil et Préjugés (1813), Jane Austen (trad. R. Shops et A.-V. Séverac), éd. Librairie Plon, 1932, p. 62

    Sa mauvaise santé l'empêche malheureusement de pouvoir rester à Londres, et, comme je l'ai dit moi-même à lady Catherine, prive la cour de son plus bel ornement. Sa seigneurie parut goûter cette pensée, et vous pouvez concevoir quel plaisir c'est pour moi de lui payer ce tribut d'un encens délicat, toujours si agréable aux dames. J'ai souvent assuré lady Catherine que sa charmante fille semblait ne pouvoir manquer de devenir duchesse ; que le rang le plus élevé prendrait d'elle un nouvel éclat : voilà le langage qui plaît le plus à Sa Seigneurie, et l'hommage que je me fais un devoir de lui rendre.

    *
    Orgueil et Préjugés (1813), Jane Austen (trad. Moïse Perks (Éloïse Perks)), éd. Librairie commerciale et artistique, 1966 (ré-édition 1822), p. 73

    Répondre
  2. Dico citations

    Nous autres valétudinaires, nous nous arrogeons des privilèges !

    * (en) We invalids think we are privileged people.

    *
    Emma (1815), Jane Austen (trad. Pierre de Puliga), éd. Journal des Débats, 1910, p. 8c1

    Nous autres invalides nous sommes privilégiés.

    *
    La Nouvelle Emma ou les caractères anglais du siècle (1815), Jane Austen (trad. anonyme), éd. Arthus Bertrand Libraire, 1816, p. 138

    Nous autres valétudinairs nous nous arrogeons des privilèges !

    *
    Emma (1815), Jane Austen (trad. P. et E. de Saint-Segond), éd. Christian Bourgeois (réed. Plon), 1979 (réed 1933), p. 35

    Nous autres, invalides, nous estimons avoir droit à des privilèges.

    *
    La Nouvelle Emma ou les caractères anglais du siècle (1815), Jane Austen (trad. Hélène Seyrès), éd. l’Archipel, 1996, p. 71

    Répondre
  3. Dico citations

    Emma Woodhouse, belle, intelligente, douée d’un heureux naturel, disposant de larges revenus, semblait réunir sur sa tête les meilleurs dons de l’existence ; elle allait atteindre sa vingt et unième année sans qu’une souffrance même légère l’eût effleurée.

    * (en) Emma Woodhouse, handsome, clever, and rich, with a comfortable home and happy disposition, seemed to unite some of the best blessings of existence; and had lived nearly twenty-one years in the world with very little to distress or vex her.

    *
    Emma (1815), Jane Austen (trad. Pierre de Puliga), éd. Journal des Débats, 1910, p. 1c1

    Emma Woodhouse, belle, bien faite, riche, pleine d’heureuses dispositions, et dans une maison agréable, semblait réunir tout ce qui peut rendre l’existence heureuse. Elle avait déjà passé dans ce monde près de vingt et un ans, sans avoir non-seulement éprouvé de malheurs, mais même sans avoir eu presque aucun sujet de chagrin.

    *
    La Nouvelle Emma ou les caractères anglais du siècle (1815), Jane Austen (trad. anonyme), éd. Arthus Bertrand Libraire, 1816, p. 1

    Emma Woodhouse, belle, intelligente, riche, douée d'un heureux naturel, semblait réunir sur sa tête les meilleurs dons de l'existence ; elle allait atteindre sa vingtième année sans qu'une souffrance même légère l'eût effleurée.

    *
    Emma (1815), Jane Austen (trad. P. et E. de Saint-Segond), éd. Christian Bourgeois (réed. Plon), 1979 (réed 1933), p. 7

    Emma Woodhouse, belle, intelligente, riche, pleine d’heureuses dispositions et vivant dans une maison agréable, semblait réunir tout ce qui peut rendre l’existence heureuse. Elle avait déjà passé dans ce monde près de vingt et un ans, sans avoir éprouvé de malheurs, et même sans avoir presque connu de sujet de chagrin.

    *
    La Nouvelle Emma ou les caractères anglais du siècle (1815), Jane Austen (trad. Hélène Seyrès), éd. l’Archipel, 1996, p. 15

    Répondre

Laisser une réponse