Œuvre
Orgueil et Préjugés (1813)
C'est une vérité universellement admise, qu'un riche célibataire en possession d'une fortune solide doit avoir besoin d'une femme.
Elle est passable, mais pas assez belle pour me tenter, d'ailleurs je ne suis pas homme à prendre soin des délaissées; mais vous perdez votre temps avec moi, vous feriez mieux d'aller jouir des sourires gracieux de votre dame.
C'est une vérité universellement reconnue qu'un célibataire pourvu d'une belle fortune doit avoir envie de se marier.
L'orgueil relève de l'opinion que nous avons de nous-mêmes, la vanité, de ce que nous voudrions que l'on pensât de nous.
Le bonheur dans le mariage est uniquement une question de chance.
Plus je vois le monde, plus j'en suis mécontente. Chaque jour confirme ma foi en l'inconstance de la nature humaine, chaque jour me montre qu'on ne peut guère se fier aux apparences du mérite ou du bon sens.
J'admire hautement mes trois gendres, déclara-t-il. Wickham, peut-être, est mon préféré mais je crois que j'aimerai votre mari tout autant que celui de Jane.
Ne songez au passé que lorsque vos souvenirs sont agréables.
Eh, bien ma chère amie, si l'indisposition de votre fille s'aggravait et se terminait mal, vous auriez la consolation, de penser qu'elle l'a contractée en courant après Mr. Bingley pour vous obéir.
Jamais encore elle n'avait senti qu'elle aurait pu l'aimer comme en cet instant où l'aimer devenait désormais chose vaine.
A ceux qui ne changent jamais d'opinion, il incombe particulièrement de bien juger du premier coup.
Les idées se pressent sous ma plume si abondantes que je n'ai même pas le temps de les exprimer. C'est ce qui explique pourquoi mes lettres en sont quelquefois totalement dépourvues.
Les femmes célibataires ont une épouvantable propension à être pauvres, ce qui est un argument très sérieux en faveur du mariage.
Je lui aurais volontiers pardonné son orgueil s'il n'avait tant mortifié le mien.
Mr Bennet était un si curieux mélange de vivacité, d'humeur sarcastique, de fantaisie et de réserve qu'une expérience de vingt-trois années n'avait pas suffit à sa femme pour lui faire comprendre son caractère.
En vain ai-je lutté. Rien n'y fait. Je ne puis réprimer mes sentiments. Laissez-moi vous dire l'ardeur avec laquelle je vous admire et je vous aime.
Très juste, répondit Elisabeth, et il me serait facile de pardonner son orgueil s'il n'avait gravement blessé le mien.
Pourquoi sommes-nous au monde, sinon pour amuser nos voisins et rire d'eux à notre tour ?
Consolez de votre mieux lady Catherine, mais, à votre place, je prendrais le parti du neveu : des deux, c'est le plus riche.