Tout plutôt que le non-être, le non-recevoir, le non-dit, le non. Tout plutôt que l'anonymat soudain de deux personnes qui se côtoient et ne savent plus rien de l'autre que ses soucis quotidiens, ses rythmes intestinaux.
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Ne pas se sentir belle dans le regard de l'autre, ne plus avoir d'importance à ses yeux, être absente de sa lumière, est la plus certaine des fins.
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À lire aussi de Frédérique Deghelt
Nous, les vieux, avons encore dans nos mémoires des choses racontables afin qu'ils tiennent d'une main la confiance en l'avenir et de l'autre une trace du passé.
Jouer, c'est remonter le courant de la peur, aller à la recherche de la partie de soi qu'on ne connaît pas.
Toute révélation contient un acte d'amour mais est-ce bien ce que voit celui qui connaît désormais notre secret?
Le droit à l'érudition appartient aux riches. Pour les pauvres, avoir appris à lire c'est savoir ânonner plus ou moins bien nager dans l'univers des lettres, celles de l'alphabet et non celles de la littérature!
Dans la même œuvre
Aimer, c'est toujours donner.
L'attendre ou le précéder, mais savoir ce qu'on fait de sa vie auprès de l'autre, pourquoi on est là, ou pourquoi on n'y est pas. L'absence aussi dit des choses que les êtres se cachent.
On dit toujours que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts, mais on devrait ajouter que ce qui nous mine quotidiennement finit par nous tuer!
Le chagrin est une blessure qui demande à saigner pour pouvoir guérir.
Capter l'image d'un instant, ça ne veut pas obligatoirement dire savoir le photographier.