Mourir pour l'idée, c'est la seule façon d'être à la hauteur de l'idée. C'est la justification.

À lire aussi de Albert Camus

Le souci de liberté et d'indépendance ne se conçoit que chez un être qui vit encore d'espoir.
La mémoire des pauvres est déjà moins nourrie que celle des riches, elle a moins de repères dans l'espace puisqu'ils quittent rarement le lieu où ils vivent, moins de repères aussi dans le temps d'une vie uniforme et grise.
Car devant Dieu, il y a moins un problème de liberté qu'un problème du mal. On connaît l'alternative: ou nous ne sommes pas libres et Dieu tout-puissant est responsable du mal. Ou nous sommes libres et responsables, mais Dieu n'est pas tout-puissant.
Le retour à la conscience, l'évasion hors du sommeil quotidien figurent les premières démarches de la liberté absurde.
Exception faite pour les rationalistes de profession, on désespère aujourd'hui de la vraie connaissance.
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Dans la même œuvre

C'est tuer pour rien, parfois, que de ne pas tuer assez.
Ceux qui aiment vraiment la justice n'ont pas droit à l'amour.
Imaginer Dieu sans les prisons. Quelle solitude!
La liberté est un bagne aussi longtemps qu'un seul homme est asservi sur la terre.
Pitié pour les justes!