Cette colère n'est pas toujours efficace. De fait, bien trop souvent, elle nous détourne des vrais problèmes, nous empêche d'affronter honnêtement notre part de responsabilité dans ce qui nous est arrivé et prive la communauté afro-américaine des alliances indispensables à un vrai changement. Mais la colère est réelle ; elle est puissante ; et souhaiter qu'elle disparaisse purement et simplement, la condamner sans en comprendre les racines ne sert qu'à creuser le fossé d'incompréhension entre les races.
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Mon identité commençait peut-être avec le fait établi de ma race, mais elle ne se terminait pas là, elle ne pouvait pas se terminer là.
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Mais les lois seules ne suffiront pas. Les coeurs aussi doivent changer. Cela ne se fera pas du jour au lendemain. Il faut souvent plusieurs générations pour que les mœurs évoluent. Mais si nous voulons que notre démocratie fonctionne comme elle le devrait dans cette nation de plus en plus diverse, alors chacun d'entre nous doit essayer d'écouter le conseil de ce grand personnage de la littérature américaine, Atticus Finch, qui disait : « On ne comprends jamais vraiment quelqu'un tant qu'on ne considère pas les choses de son point de vue... tant qu'on ne s'est pas glissé dans sa peau pour expérimenter sa perspective.»
Un pays ne peut prospérer longtemps en ne favorisant que les plus prospères.
Les stéréotypes d'aujourd'hui sur les immigrants ont été dits presque mot pour mot à propos des Irlandais, des Italiens et des Polonais. Les Etats-Unis n'ont pas été affaiblis par ces personnes.
Ce qui faisait défaut à Sarkozy en matière de cohérence idéologique, il le compensait par l'audace, le charme et une énergie frénétique.
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J'étais trop jeune pour savoir que j'avais besoin d'une race.
Finalement, malgré mon désir obstiné de me protéger des regards scrutateurs, malgré mon envie récurrente d'abandonner le projet tout entier, ce qui se retrouve dans ces pages est le récit d'un voyage personnel, intérieur, la quête d'un garçon à la recherche de son père, et à travers cette quête, le désir de donner un sens utile à sa vie de Noir américain.
Une autobiographie, cela vous promet des exploits qui méritent de passer à la postérité, des conversations avec des gens célèbres, des événements importants dans lesquels l'auteur joue un rôle central. Il n'y a rien de tout cela ici.
C’est là-dessus qu’est bâtie la civilisation, la culpabilité. C’est une émotion sous-estimée.
Finalement, je préfère avoir une fille authentiquement elle-même plutôt qu’authentiquement africaine.