Finalement, malgré mon désir obstiné de me protéger des regards scrutateurs, malgré mon envie récurrente d'abandonner le projet tout entier, ce qui se retrouve dans ces pages est le récit d'un voyage personnel, intérieur, la quête d'un garçon à la recherche de son père, et à travers cette quête, le désir de donner un sens utile à sa vie de Noir américain.
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Cette colère n'est pas toujours efficace. De fait, bien trop souvent, elle nous détourne des vrais problèmes, nous empêche d'affronter honnêtement notre part de responsabilité dans ce qui nous est arrivé et prive la communauté afro-américaine des alliances indispensables à un vrai changement. Mais la colère est réelle ; elle est puissante ; et souhaiter qu'elle disparaisse purement et simplement, la condamner sans en comprendre les racines ne sert qu'à creuser le fossé d'incompréhension entre les races.
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La démocratie ne requiert pas l'uniformité. Nos fondateurs se sont querellés et ont fait des compromis et se sont attendus à ce que nous fassions de même. Mais ils savaient que la démocratie avait besoin d'un sens de la solidarité.
Nos enfants n'auront pas le temps de débattre des changements climatiques. Ils devront vivre avec les effets. De simplement nier le problème trahit l'esprit de notre pays.
Sarkozy était tout en emportements émotifs et en propos hyperboliques. Avec sa peau mate, ses traits expressifs, vaguement méditerranéens, et de petite taille (il mesurait à peu près 1,66 mètre, mais portait des talonnettes pour se grandir, on aurait dit un personnage sorti d'un tableau de Toulouse-Lautrec.
C'était comme si ma présence même à la Maison Blanche avait déclenché une panique profonde, un sentiment que l’ordre naturel avait été perturbé. C’est exactement ce que Donald Trump a compris lorsqu’il a commencé à colporter des affirmations selon lesquelles je n’étais pas né aux États-Unis et que j’étais donc un président illégitime. Pour des millions d’Américains effrayés par un Noir à la Maison Blanche, il a promis un élixir pour leur anxiété raciale .
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Trois phrases sont reprises par les médias, jusqu’à l’étranger : « Il n’y a pas d’Amérique noire, ni d’Amérique blanche, pas d’Amérique latino, ni d’Amérique asiatique, il n’y a que les Etats-Unis d’Amérique. »
Je crois cependant que notre nation, aujourd'hui, ne peut pas se permettre d'ignorer la question raciale.