Une autobiographie, cela vous promet des exploits qui méritent de passer à la postérité, des conversations avec des gens célèbres, des événements importants dans lesquels l'auteur joue un rôle central. Il n'y a rien de tout cela ici.

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Tant que nous respirerons , nous espérerons .
Le changement survient parce que le peuple américain le demande, parce qu'il se dresse et prône de nouvelles idées et de nouveaux dirigeants, une nouvelle politique pour une nouvelle ère.
Finalement, malgré mon désir obstiné de me protéger des regards scrutateurs, malgré mon envie récurrente d'abandonner le projet tout entier, ce qui se retrouve dans ces pages est le récit d'un voyage personnel, intérieur, la quête d'un garçon à la recherche de son père, et à travers cette quête, le désir de donner un sens utile à sa vie de Noir américain.
Puis arriva le 11 septembre 2001, et le monde se fractura. Je n'ai pas le talent d'écrivain nécessaire pour mettre des mots sur cette journée, et celles qui suivirent... les avions qui, tels des spectres, s'évanouissent dans l'acier et le verre, le mouvement lent des tours qui s'écroulent, l'une après l'autre, les personnages couverts de cendre qui errent dans les rues, l'angoisse et la terreur... Je ne prétends pas non plus comprendre la folie nihiliste qui guidait les terroristes ce jour-là, et qui guide toujours leurs semblables. Mes possibilités d'empathie, mes capacités de compréhension de l'autre ne me permettent pas de percer les regards vides de ceux qui tuent des innocents avec une satisfaction abstraite, sereine.
Les discussions avec Sarkozy étaient ainsi tour à tour amusantes et exaspérantes, ses mains en mouvement perpétuel, sa poitrine bombée comme celle d'un coq nain, son interprète personnel (contrairement à Merkel, il parlait un anglais limité) toujours à ses côtés, reflet exalté de chacun de ses gestes, de chacune de ses intonations, tandis que la conversation passait de la flatterie à la fanfaronnade, sans manquer d'une authentique perspicacité ni jamais s'éloigner de son intérêt premier, à peine déguisé, qui était de se trouver au coeur de l'action et de s'attribuer le mérite de tout ce qui valait qu'on s'en attribue le mérite.
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J'étais trop jeune pour savoir que j'avais besoin d'une race.
Finalement, malgré mon désir obstiné de me protéger des regards scrutateurs, malgré mon envie récurrente d'abandonner le projet tout entier, ce qui se retrouve dans ces pages est le récit d'un voyage personnel, intérieur, la quête d'un garçon à la recherche de son père, et à travers cette quête, le désir de donner un sens utile à sa vie de Noir américain.
C’est là-dessus qu’est bâtie la civilisation, la culpabilité. C’est une émotion sous-estimée.
Finalement, je préfère avoir une fille authentiquement elle-même plutôt qu’authentiquement africaine.
Tant que nous respirerons , nous espérerons .