Mais non, c'est l'éternel hiver. Nous ne sommes pas de ce monde, nous sommes des justes. Il y a une chaleur qui n'est pas pour nous. Ah ! pitié pour les justes !

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Mais qui se donne au temps de sa vie, à la maison qu'il défend, à la dignité des vivants, celui-là se donne à la terre et en reçoit la moisson qui ensemence et nourrit à nouveau.
Dans l'attachement d'un homme à sa vie, il y a quelque chose de plus fort que toutes les misères du monde. Le jugement du corps vaut bien celui de l'esprit et le corps recule devant l'anéantissement.
Vivre est une torture puisque vivre sépare.
Si Dieu existe, tout dépend de lui et nous ne pouvons rien contre sa volonté. S'il n'existe pas, tout dépend de nous.
Je lui ai dit que la fourrière gardait les chiens trois jours à la disposition de leurs propriétaires et qu'ensuite elle en faisait ce que bon lui semblait.
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Dans la même œuvre

C'est tuer pour rien, parfois, que de ne pas tuer assez.
Ceux qui aiment vraiment la justice n'ont pas droit à l'amour.
Imaginer Dieu sans les prisons. Quelle solitude!
La liberté est un bagne aussi longtemps qu'un seul homme est asservi sur la terre.
Pitié pour les justes!