Un souvenir vous colle à la peau, vous appartient comme une enfance.
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Ma jeunesse, je le savais, ne me donnait ni plus de droits ni surtout plus d'espérances qu'aux plus vieux de mes compagnons, de mes camarades. C'était tout juste, un permis de mourir d'un coeur moins harassé.
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Il suffit d’un rien, d’un geste, d’un regard où l’on devine la lassitude. C’est cette chiquenaude imprévisible, cette brusque embardée qui nous fait basculer sans que nous nous en doutions du bonheur dans le malheur, c’est cela que l’on appelle le mauvais oeil... Avoue que l’on aurait tort de ne pas se prémunir.
Ça n'existe pas les voyages. N'existent que les gens avec qui on part.
Il n'y a que les amoureux auxquels il n'arrive rien... L'amour est une fable qui se suffit à elle-même.
Je veux de l’inutile, du majestueux, je veux des bustes en marbre sur des façades lépreuses, je veux des rues où l’on s’égare, un labyrinthe, un dédale, les chansons hurlées de mon quartier et les bars grands ouverts, je veux des dieux à triple visage et des allégories aux carrefours, je veux de l’inexplicable, de la légende et des dragons, de vastes jardins et des gerbes d’étoiles, je veux Palerme...
Dans la même œuvre
Terribles sont les chansons quand elles intiment l'ordre de se souvenir.
C'est seulement quand on aime que l'on ose se montrer sous un jour aussi défavorable et faire cette figure d'enfant buté et serrer les lèvres et poser d'une voix qui trébuche les mêmes questions inlassablement. Et seulement parce qu'on aime que naît cette inimité dans la voix et ce désir hargneux, à peine dissimulé, de provoquer. Elle reconnaît la passion au premier coup d'oeil.
Ça n'existe pas les voyages. N'existent que les gens avec qui on part.
On n'aime personne quand on est amoureux.
Ainsi je ne serai pas de ceux qui auront dormi. J'éviterai cette honte.