A quel moment le normal devient-il anormal ?
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Les promesses trahies sont comme des ombres qui dansent autour de toi au crépuscule. Plus je vieillis, mieux je les vois.
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Les gens de la campagne sont comme les animaux de la forêt. Ils nous observent. Mais nous ne les voyons pas.
Les gens s'affolent contre « la montée de l'islam ». C'est oublier que l'islam baigne notre culture européenne. Et que, s'il y a « montée », c'est qu'il y a malaise. Les gens ont recours à la religion pour se protéger, c'est un refuge. Je ne soutiens pas pour autant les extrémismes. Le fanatisme me terrifie.
Tenir les agendas et arroser les plantes de façon impeccable, c'est sans doute deux aspects d'une même chose : une vie où il n'y a pas de place pour le hasard.
La dernière chose que j'ai vue avant de m'endormir, c'était son visage. Il était très près du mien. Peut-être souriait-elle. J'espère que oui.
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La plupart des voyages dont on rêve n'ont jamais lieu. Ou alors on les accomplit intérieurement. L'avantage, quand on emprunte ces vols intérieurs, c'est qu'on a de la place pour les jambes.
L'amour donne une fraicheur, un calme, peut-être même une sécurité, qui rend la rencontre avec la mort moins effrayante.
Les gens sur les îles sont rarement bruyants ou expansifs. L'horizon est trop grand pour ça.
Il est aussi facile de perde à l'intérieur de soi que sur les chemins des bois ou dans les rues des villes.
Je me sens toujours plus seul quand il fait froid. Le froid de l'autre côté de la vitre me rappelle celui qui émane de mon propre corps. Je suis assailli des deux côtés.