Les gens sur les îles sont rarement bruyants ou expansifs. L'horizon est trop grand pour ça.

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Je crois vraiment que l'on peut deviner qu'une personne est amoureuse à sa manière de marcher. Les pieds frôlent à peine la surface de la terre, tout sentiment de peur disparaît et le temps s'effiloche comme la brume au moment du lever du soleil. p 168
J'existe même si je n'ai pas le droit d'exister, je suis visible alors même que je vis dans l'ombre.
Les rêves ont une valeur en soi ; on est pas obligé de les convertir en pratique.
On n'a pas le droit de forcer le coeur de quelqu'un, pas plus qu'un voleur n'a le droit de forcer la serrure d'une maison.
La mer ne lâche jamais prise. La mer ne se rend jamais. L'hiver, elle est comme une peau gelée. L'automne est une attente immobile, avec les brusques clameurs des vents volubiles. L'été n'est qu'un reflet fugace dans le miroir de l'eau.
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La plupart des voyages dont on rêve n'ont jamais lieu. Ou alors on les accomplit intérieurement. L'avantage, quand on emprunte ces vols intérieurs, c'est qu'on a de la place pour les jambes.
L'amour donne une fraicheur, un calme, peut-être même une sécurité, qui rend la rencontre avec la mort moins effrayante.
Les promesses trahies sont comme des ombres qui dansent autour de toi au crépuscule. Plus je vieillis, mieux je les vois.
Il est aussi facile de perde à l'intérieur de soi que sur les chemins des bois ou dans les rues des villes.
Je me sens toujours plus seul quand il fait froid. Le froid de l'autre côté de la vitre me rappelle celui qui émane de mon propre corps. Je suis assailli des deux côtés.