On n'a pas le droit de forcer le coeur de quelqu'un, pas plus qu'un voleur n'a le droit de forcer la serrure d'une maison.
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Je me sens toujours plus seul quand il fait froid. Le froid de l'autre côté de la vitre me rappelle celui qui émane de mon propre corps. Je suis assailli des deux côtés.
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Un livre ne va pas changer la face du monde, mais on ne peut rien modifier sans la culture. Un écrivain n'apporte pas de réponses. Il pose des questions. C'est le b.a.-ba. C'est un peu idiot dit comme cela. Mais, s'il le faut, je le répète. Rester curieux, avide de l'autre. S'interroger. Se remettre en cause. Chercher les bonnes questions, les mettre noir sur blanc
Le plus beau roman du monde, c'est Robinson Crusoé. Ce livre pose une unique question : Robinson va-t-il survivre ? Et la réponse est dans le livre – c'est formidable ! Je pense que Jean-Paul Sartre aurait aimé écrire une telle histoire. Robinson Crusoé, c'est de l'existentialisme à l'état pur !
Son expérience lui avait appris au moins cela : il n'existait pas de meurtriers mais des êtres humains qui commettent des meurtres.
Peut-être pendant toutes ces années étais-tu en route sans le savoir ? Il est aussi facile de se perdre à l'intérieur de soi que sur les chemins des bois ou dans les rues des villes.
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La plupart des voyages dont on rêve n'ont jamais lieu. Ou alors on les accomplit intérieurement. L'avantage, quand on emprunte ces vols intérieurs, c'est qu'on a de la place pour les jambes.
L'amour donne une fraicheur, un calme, peut-être même une sécurité, qui rend la rencontre avec la mort moins effrayante.
Les promesses trahies sont comme des ombres qui dansent autour de toi au crépuscule. Plus je vieillis, mieux je les vois.
Les gens sur les îles sont rarement bruyants ou expansifs. L'horizon est trop grand pour ça.
Il est aussi facile de perde à l'intérieur de soi que sur les chemins des bois ou dans les rues des villes.