Les poètes n'ont pas le sens du temps. Ces gens vous attirent dans des mélancolies inutiles.

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C'est une illusion de croire que l'admiration puisse avoir un prolongement affectif.
On ne peut pas juger, enfant, de l'âge d'un professeur, ils paraissent tous vieux.
Nous vivons dans l'illusion de la répétition, comme le jour qui se lève et se couche. Nous nous levons et nous couchons, croyant répéter le même geste, mais c'est faux.
Récemment, je l'ai entendu reprendre à son compte « Les astres inclinent mais ne prédestinent pas. » Mon père raffolait de la formule, je l'avais oublié, il y rajoutait de façon quasi menaçante le nom de Ptolémée.
Pourquoi suis-je attachée à ce livre et pas elle ? Parce que moi je connais sa valeur dans le temps. Je connais l'extension du livre. Le livre est passé et avenir. (…) Le livre est déjà cruel, il est déjà perte, déjà il raconte un monde envolé. Chaque jour il me blessera davantage. Chaque jour, il me dira que nous ne sommes plus.
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Dans la même œuvre

Je trouve assez minable cette façon silencieuse qu'ont les hommes de vous renvoyer dans le cours du temps. Comme s'il fallait nous rappeler, à toutes fins utiles, que l'existence est discontinue.
C'est merveilleux qu'on ait le rire. C'est comme un joker. Ca marche dans n'importe quel sens.
Les gens n'ont pas de vision de l'existence. Ils n'ont que des opinions.
J'ai toujours considéré qu'on ne pouvait pas déranger Dieu. On ne peut pas lui parler directement. Il n'a pas le temps de s'intéresser à des cas particuliers. Ou alors à des cas exceptionnellement graves.
Le couple, c'est la chose la plus impénétrable ; - On ne peut pas comprendre un couple, même quand on en fait partie.