Alta sourit de joie, de toutes ses dents ou plutôt de toutes ses « non-dents ». Car c'est sur ce sujet que je veux écrire : le sourire fabuleux, bouleversant de l'édentée. (…) Il y a dans ce sourire si éphémère, si court dans le temps, une telle fragilité, une si grande indifférence à la séduction, une telle offrande de soi dans sa misère, dans son inaccomplissement, une telle grâce en somme. Rien ne dit autant le peu, le reste, le fugitif que l'éclat déraisonnable de cette couronne chaotique.
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C'est une illusion de croire que l'admiration puisse avoir un prolongement affectif.
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On ne peut pas juger, enfant, de l'âge d'un professeur, ils paraissent tous vieux.
Ce qui compte quand on regarde une photo, c'est le photographe derrière. Pas tellement celui qui a appuyé sur le déclencheur mais celui qui a choisi la photo, qui a dit celle-là je la garde, je la montre.
Je suis une femme qui n’aime pas les photos (je n’en prends jamais), qui n’aime aucune image, gaie ou triste, susceptible de réveiller une émotion. Les émotions sont effrayantes. Je voudrais que la vie avance et que tout soit effacé au fur et à mesure.
Quand on a un homme dans sa vie, on s'interroge sur des choses idiotes, la tenue du rouge à lèvres, la forme du soutien-gorge, la couleur des cheveux. Ça occupe le temps. C'est gai.
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Je ne regrette que des temps et des lieux ignorés, je suis capable des plus violentes nostalgies pour des espaces où je ne suis allée.