Les peuples modernes s’enrichissent, les peuples arriérés s’appauvrissent. Les Anglais amassent des capitaux énormes, tandis qu’en Autriche nous tirons le diable par la queue.

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Les changements formels ne doivent pas procéder du besoin d'innover, mais du désir de perfectionner encore ce qui est bon. Il ne s'agit pas de donner un nouveau siège à notre époque, mais le meilleur siège possible.
Or il se trouve que la nature m'a octroyé un don précieux. Elle m'a fait dur d'oreille. Je peux donc rester assis au milieu de gens qui discutent et d ébattent, sans être condamné à entendre les bêtises qu'ils débitent. Et je suis mes propres pensées.
Chaque matériau a son propre langage formel, et aucun ne peut parler une langue étrangère. Car les formes se sont élaborées à partir des possibilités d'utilisation et du mode d'obtention de chaque matériau. Elles sont apparues avec le matériau et par le matériau.
La pulsion qui pousse quelqu’un à ornementer son visage et tout ce qui peut s'atteindre est le tout premier commencement des arts plastiques. C'est le balbutiement de la peinture.
Ce n'est ni un être humain ni une association qui nous a crée nos armoires, nos coffrets à cigarettes, nos bijoux. C'est le temps qui les a crées. Ils changent d'année en année, de jour en jour, d'heure en heure. Car nous-mêmes changeons d’heure en heure, nous, nos vues, nos habitudes. De ce fait, notre culture évolue.
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Dans la même œuvre

Ne chercher la beauté que dans la forme, ne pas la faire dépendre de l’ornement, c’est là le but vers lequel tend l’humanité entière.
Que veut donc l'architecture au juste ? Il veut, en s'aidant de matériaux, susciter en l'homme des sentiments qui à proprement parler ne font pas encore partie intrinsèque de ces matériaux. Il bâtit une église. Les gens doivent être incités au recueillement. Il construit un bar. Les gens doivent s'y sentir à l'aise. Comment fait-on cela ? On cherche quels bâtiments ont déjà été autrefois capables de susciter ces sentiments. C'est à eux qu'il faut se rattacher. Car toute sa vie, l'homme a prié dans certains espaces, bu dans certains espaces. Ce sentiment lui est inculqué, il n'est pas inné. En toute logique, l'architecte qui prend véritablement son art au sérieux doit tenir compte de ces sentiments inculqués.
Que veut donc l'architecture au juste ? Il veut, en s'aidant de matériaux, susciter en l'homme des sentiments qui à proprement parler ne font pas encore partie intrinsèque de ces matériaux. Il bâtit une église. Les gens doivent être incités au recueillement. Il construit un bar. Les gens doivent s'y sentir à l'aise.
L'architecte ne crée pas seulement pour son temps, la postérité devra aussi avoir droit à jouir de son oeuvre.
Mais un édifice dont tous les détails, jusqu'aux moindres cadres de serrures, sortent d'une seule et même tête pers toute fraîcheur et devient ennuyeux.