Les gens s'accordent à l'unisson pour voir la raison principale du fléau dans la colère de Dieu, en châtiment de leurs péchés. Tous le pensent, les Juifs, les chrétiens, les Turcs.

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Jakób ne parle jamais comme les sages, avec de longues phrases compliquées dans lesquelles il y a une multitude de mots rares et précieux et qui renvoient en permanence à des écrits par des citations. Il parle avec clarté et brièveté comme quelqu’un qui vit du commerce sur la place du marché ou du transport par charrette.
L'âge venant, beaucoup d'hommes souffrent d'une sorte de déficit, que j'appelle « autisme testostéronien ». Il se manifeste par une atrophie progressive de l'intelligence dite sociale et de la capacité à communiquer, et cela handicape également l'expression de la pensée.
La colère fait que l'esprit devient plus clair et pénétrant, elle permet de mieux voir. Elle domine les autres émotions et exerce une maîtrise sur le corps. Pas de doute, c'est de la colère que vient la sagesse, car seule la colère est capable de dépasser toute frontière.
Un pays est à l'image de ses animaux. De la protection qu'on leur accorde. Si les gens ont un comportement bestial envers les animaux, aucune démocratie ne pourra leur venir en aide. Pas plus qu'autre chose d'ailleurs.
En fait, toute notre psychologie si compliquée a été élaborée dans un seul dessein : empêcher l'homme de comprendre ce qu'il voit réellement. Pour que la vérité, masquée par des paroles creuses, lui échappe à jamais. Le monde est une prison pleine de souffrances, organisée de telle façon que, pour survivre, il faut faire du mal aux autres.
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Dans la même œuvre

Dieu a créé l’homme avec les yeux par-devant et pas à l’arrière de la tête, ce qui veut dire que l’homme doit s’occuper de ce qui vient et pas de ce qui a été.
Nul n’est prophète en son pays : cela reste une grande vérité, il faut qu’un prophète soit un étranger en quelque sorte. Il doit venir d’une terre lointaine, tomber du ciel, avoir un air insolite, improbable. Un mystère doit l’entourer, comme celui, chez les goyim, d’être né d’une vierge. Il doit marcher autrement, parler autrement. Le mieux serait qu’il fût originaire d’endroits inimaginables d’où proviennent des mots exotiques, des mets jamais consommés, des fragrances jamais humées, la myrrhe, les oranges.
Nul n’est prophète en son pays : cela reste une grande vérité, il faut qu’un prophète soit un étranger en quelque sorte. Il doit venir d’une terre lointaine, tomber du ciel, avoir un air insolite, improbable. Un mystère doit l’entourer, comme celui, chez les goyim, d’être né d’une vierge.
Le vent est le regard des morts qui observent le monde de là où ils sont.
Jakób ne parle jamais comme les sages, avec de longues phrases compliquées dans lesquelles il y a une multitude de mots rares et précieux et qui renvoient en permanence à des écrits par des citations. Il parle avec clarté et brièveté comme quelqu’un qui vit du commerce sur la place du marché ou du transport par charrette.