Jakób ne parle jamais comme les sages, avec de longues phrases compliquées dans lesquelles il y a une multitude de mots rares et précieux et qui renvoient en permanence à des écrits par des citations. Il parle avec clarté et brièveté comme quelqu’un qui vit du commerce sur la place du marché ou du transport par charrette.

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Après tout, pourquoi devrions-nous être utiles ? Et en vertu de quoi ? Qui a divisé le monde entre l'utile et l'inutile, et de quel droit ? Quel est l'esprit qui a eu le culot de décider qui est meilleur et qui est moins bien ?
Près de la route, au ras du sol, j'ai remarqué les visages miniatures des pâquerettes - j'ai toujours l'impression qu'elles observaient en silence toute personne qui passait par là, et qu'elles nous portaient un jugement sévère. Une armée de fleurs naines.
Un pays est à l'image de ses animaux. De la protection qu'on leur accorde. Si les gens ont un comportement bestial envers les animaux, aucune démocratie ne pourra leur venir en aide. Pas plus qu'autre chose d'ailleurs.
Je travaillais dans une école [...] Je m'étais toujours efforcée de capter toute l'attention des enfants afin qu'ils se souviennent des choses importantes, non par peur de récolter une mauvaise note, mais par passion et curiosité.
Après tout, pourquoi devrions-nous être utiles ? Et en vertu de quoi ? Qui a divisé le monde entre l'utile et l'inutile, et de quel droit ? Un chardon n'a-t-il pas le droit de vivre, ou bien une souris qui mange du grain dans un grenier ? Et les abeilles, les bourdons, les mauvaises herbes et les roses ? Quel est l'esprit qui a eu le culot de décider qui est meilleur et qui est moins bien ?
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Dans la même œuvre

Dieu a créé l’homme avec les yeux par-devant et pas à l’arrière de la tête, ce qui veut dire que l’homme doit s’occuper de ce qui vient et pas de ce qui a été.
Nul n’est prophète en son pays : cela reste une grande vérité, il faut qu’un prophète soit un étranger en quelque sorte. Il doit venir d’une terre lointaine, tomber du ciel, avoir un air insolite, improbable. Un mystère doit l’entourer, comme celui, chez les goyim, d’être né d’une vierge. Il doit marcher autrement, parler autrement. Le mieux serait qu’il fût originaire d’endroits inimaginables d’où proviennent des mots exotiques, des mets jamais consommés, des fragrances jamais humées, la myrrhe, les oranges.
Nul n’est prophète en son pays : cela reste une grande vérité, il faut qu’un prophète soit un étranger en quelque sorte. Il doit venir d’une terre lointaine, tomber du ciel, avoir un air insolite, improbable. Un mystère doit l’entourer, comme celui, chez les goyim, d’être né d’une vierge.
Le vent est le regard des morts qui observent le monde de là où ils sont.
Les gens s'accordent à l'unisson pour voir la raison principale du fléau dans la colère de Dieu, en châtiment de leurs péchés. Tous le pensent, les Juifs, les chrétiens, les Turcs.