Les gamins c'est l'avenir, c'est ce qu'on dit comme une évidence puisqu'ils nous survivront, mais trop de gens ici n'en ont plus, d'avenir. Des usines à l'abandon, des buildings à l'abandon, des maisons à l'abandon et maintenant des prairies entières en guise de paysage, à quand des champs de pomme de terre - qui sait ? Plus personne ne pourrait dire de quoi demain sera fait. Il n'y a plus d'avenir, alors peut-être est-ce normal qu'il n'y ait plus d'enfant

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Peut-être que les morts sont toujours comme des noyés. On croit les ensevelir dans le flot quotidien des joies et des peines ordinaires, des millions d'autres choses à penser ou à faire, et la moindre tempête d'insomnie les ramène au rivage au milieu d'une vague de sueur et d'angoisse.
Ce n'est jamais anodin un retour. Le plus simple en matière de voyage, c'est encore de partir
Il faut croire que la vie parfois est comme un roman, elle a besoin d'un inconnu pour la raconter.
Un rêve passe derrière ses paupières, au fond de ses yeux noirs, comme un reflet d'obscurité dans l'eau d'un puits.
Il savait que parfois, pour survivre, il faut partir. Ce qui veut dire aussi qu'il faut laisser les gens partir. Même ceux qu'on aime.
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Est-ce que le Paradis c'est toujours ce qu'on a perdu ?
La crise des subprimes et l'effondrement des banques, la chute qui s'en était suivie de l'industrie financée par le crédit n'avait fait que précipiter les choses, c'est toujours ce que font les crises.
Des bouquins, à quoi ça peut bien servir, à part à décourager d'un déménagement ?
La télé la nuit est comme ce coin de la ville, une sorte de ruine hantée dans laquelle errent des fantômes inutiles.
Ça avance souvent comme ça, une enquête. Tu relies les petits points, tu plies selon les pointillés, ça finit par faire des motifs. Comme dans un roman.