Le pouvoir n'est jamais quelque chose qu'on envisage quand on est seule. C'est toujours du pouvoir qu'on a sur quelqu'un
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La crise des subprimes et l'effondrement des banques, la chute qui s'en était suivie de l'industrie financée par le crédit n'avait fait que précipiter les choses, c'est toujours ce que font les crises.
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Pourtant, il faut des gens pour l'habiter, ce monde. Des gens comme tous ceux que vous avez conduits jusqu'ici, qui ont bâti cette ville, tous ceux que vous avez amenés jusque dans les usines en jouant votre plus bel air de flûte, celui qui promettait une vie meilleure, « le bonheur au bout de la route », et que vous avez finalement abandonnés au bord du chemin comme l'animal de compagnie qui va gâcher les vacances.
La télé la nuit est comme ce coin de la ville, une sorte de ruine hantée dans laquelle errent des fantômes inutiles.
On ne sauve pas une ville avec des gens mais avec des investisseurs, des usines et des taxes. Vous savez cela mieux que moi, mieux que personne. C'est le discours que vous servirez demain aux gouvernements, aux banquiers. Et pourtant, on ne peut pas la sauver sans les gens
La peur. Voilà bien une preuve de la faiblesse de l'Angleterre. Si on a peur de ses propres pauvres, de ses propres enfants, c'est qu'on est très affaibli soi-même, qu'on se sent très vulnérable, pareil à une petite mammy toute frêle, recourbée sur sa canne, sur un bout de trottoir, au moment de la sortie des écoles comme au milieu d'un ouragan.
Dans la même œuvre
Est-ce que le Paradis c'est toujours ce qu'on a perdu ?
Des bouquins, à quoi ça peut bien servir, à part à décourager d'un déménagement ?
La télé la nuit est comme ce coin de la ville, une sorte de ruine hantée dans laquelle errent des fantômes inutiles.
Ça avance souvent comme ça, une enquête. Tu relies les petits points, tu plies selon les pointillés, ça finit par faire des motifs. Comme dans un roman.
Courir, on ne sait faire que ça. Quand ça se met à aller mal, on accélère – que faire d'autre ? Au moment de leur chute, toutes les civilisations ressemblent à des canards sans tête.