Les géographies sont moins exotiques que l'imprévu. Ce ne sont pas les pays qui dépaysent, mais les événements. L'événement est toujours victorieux du monde. Il trahit les prévisions, assassine les théories. La réalité ne lui résiste jamais.

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C'est la plus belle définition qui soit sans doute pour rendre le métier d'écrivain (si écrire n'est pas une profession, c'est un métier) : je n' étudie pas les êtres à travers le temps ; j'étudie le temps à travers les êtres.
Je ne suis pas quelqu'un qui se définit par rapport à ses parents. Mes parents ne sont que des géniteurs. La filiation et la paternité est un sujet plus important que de savoir qui nous a techniquement mis au monde.
En vrai, personne ne lit les livres des hommes politiques, même pas eux, qui ne les ont le plus souvent même pas écrits.
Toute vérité est bonne à dire. Sauf dire à quelqu'un qu'il a Alzheimer, parce qu'aucun traitement n'a, à ce jour, été trouvé.
Je ne dirai jamais qu'une femme de 50 ans n'est pas désirable, pas belle, ce serait une aberration. Là je suis prêt à sortir avec une femme de 40 ans, ce qui n'était pas le cas il y a dix ans. C'est le côté dix ans d'écart qui me convient.
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Le romantique est un propriétaire. Le don juan, un locataire.
On ne devrait communiquer que depuis l'anéantissement, l'amoindrissement, depuis cette absence momentanée de nous-même où, dévastés, nous sommes ouverts au monde comme une béance.
Tout était prévu pour que ça marche entre nous. Il suffisait que nous nous rencontrions. Nous nous sommes rencontrés. C'était le plus difficile à faire, se rencontrer (la preuve : je ne t'ai plus jamais rencontré par hasard depuis).
La promesse d'être avec quelqu'un m'a toujours rendu plus heureux que son effective présence.
L'amour est plus méchant que la guerre, puisque la guerre consiste à faire du mal à ceux que l'on n'aime pas.