Les furtifs nous ont appris une chose: il n'y a pas de lendemains qui chantent. Il n'y a que des aujourd’hui qui bruissent.

À lire aussi de Alain Raymond, dit Alain Damasio

Je me suis levée ce matin avec une sensation de ciel au ventre et une prestance de petit nuage.
La mort est un face-à-face. Un face-à-face avec un trou.
Toute légende, tu le sais, tu as fait de l'anthropo, naît d'un désir subconscient, partagé de communautés entières. Le nôtre est de pouvoir disparaître, de devenir invisibles, de pouvoir fuir quand toute notre société crève d'être sous contrôle !
La seule vraie beauté est dans l'instant qui ne reviendra jamais... Que ce qu'on conserve et répète s'affadit, s'avilit, se délave... Que maintenir n'est pas vivre... Vivre est créer.
Il faudrait pouvoir sans cesse s'articuler avec l'extérieur, comme toi. Se déloger à coups de latte de son égocentre et de ses petits soucis, bondir hors de soi. Je suis hors de moi, la plus belle des expressions. Colère et ouverture.
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Dans la même œuvre

Papa ! C'est fou la force de ce mot. C'est un coup de feu à bout portant avec une balle d'amour dans la bouche. Ça te dit que tu existes comme tu n'as jamais existé pour personne. C'est un appel qui happe le présent pur, il t'avale.
Un réseau social est un tissu de solitudes reliées.
Les enfants ne marchent pas, jamais : ils courent. Et si vous les regardez vraiment, ils ont tellement de sève ascendante en eux, ils sont tellement et animaux et buissons à la fois, et pierre en éruption qu'ils ne courent pas sans bondir en même temps, comme si leur propre pied était trop impétueux pour ne pas les enlever du sol. Si la gravité n'existait pas, en tous les sens du terme, on attacherait nos gosses avec des ficelles pour ne pas aller les chercher chaque soir dans le ciel.
La mort est un face-à-face. Un face-à-face avec un trou.
On peut couper en deux un arbre qui a fait pousser ses bourgeons et ses feuilles deux cent cinquante printemps de suite avec une tronçonneuse à essence et en huit minutes. On peut abattre un jaguar qui court à 90 km/h dans une savane en un dixième de seconde et avec une seule balle. Qu'est-ce que ça prouve de nous ? Qu'on sait stopper le mouvement ? Qu'à défaut d'être vivants, nous voudrions nous prouver qu'on sait donner la mort ?