Les faits sont périssables, crois-moi, seule la légende reste, comme l'âme après le corps, ou comme le parfum dans le sillage d'une femme.

À lire aussi de Amin Maalouf

Pour connaître le monde, il suffit de l'écouter. Ce que l'on voit dans les voyages n'est jamais qu'un trompe-l'oeil. Des ombres à la poursuite d'autres ombres.
S'accommoder de l'ignorance, c'est renier la démocratie, c'est la réduire à un simulacre.
Les mots que l'on prononce laissent des marques dans les coeurs, ceux qu'on écrit s'enterrent et refroidissent sous un couvercle de cuir mort.
Quand les gens refusent de s'intégrer, c'est aussi parce que la société où ils vivent est incapable de les intégrer. A cause de leur nom, de leur religion, de leur allure, de leur accent.
Les idées que tu forges avec les pieds et qui remontent vers la tête te réconfortent et te stimulent, celles qui descendent de la tête aux pieds t'alourdissent et te découragent.
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Dans la même œuvre

La parole du sage s'écoule dans la clarté. Mais de tout temps les hommes ont préféré boire l'eau qui jaillit des grottes les plus obscures.
Les faits sont périssables, crois moi, seule la légende reste. Comme l'âme après le corps, comme le parfum dans le sillage d'une femme.
Toutes les voluptés se paient, ne méprise pas celles qui disent leur prix.
Les idées que tu forges avec les pieds et qui remontent vers la tête te réconfortent et te stimulent, celles qui descendent de la tête aux pieds t'alourdissent et te découragent.
Le destin passe et repasse à travers nous comme l'aiguille du cordonnier à travers le cuir qu'il façonne.