La terre est comme une bonne femme, à force de la maltraiter, elle se révolte.
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Les dents pourries n’ont de force que sur les bananes mûres.
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Non, mon Dieu, tu n'es pas bon, non, c'est pas vrai que tu es bon, c'est une menterie. Nous te hélons à notre secours et tu n'entends pas. Regarde notre douleur, regarde notre grande peine, regarde notre tribulation. Est-ce que tu dors, mon Dieu, est-ce que tu es sourd, mon Dieu, est-ce que tu es aveugle, mon Dieu, est-ce que tu es sans entrailles, mon Dieu ? Où est ta justice, où est ta pitié, où est ta miséricorde ?
L’ignorance et le besoin marchent ensemble.
Le malheur bouleverse comme la bile, ça remonte à la bouche et alors les paroles sont amères.
En vérité, nous autres le peuple, nous sommes comme la chaudière ; c’est la chaudière qui cuit tout le manger, c’est elle qui connait la douleur d’être sur le feu, mais quand le manger est prêt, on dit à la chaudière : tu ne peux venir à table, tu salirais la nappe.
Dans la même œuvre
La haine, ça donne à l'âme une haleine empoisonnée, c'est comme un marigot de boue verte, de bile cuite, d'humeurs rances et macérées.
Si le travail était une bonne chose, il y a longtemps que les riches l'auraient accaparé.
Non, c'est pas possible. Est-ce qu'on peut déserter la terre, est-ce qu'on peut lui tourner le dos, est-ce qu'on peut la divorcer, sans perdre aussi sa raison d'existence et l'usage de ses mains et le goût de vivre ?
Le malheur bouleverse comme la bile, ça remonte à la bouche et alors les paroles sont amères.
L’entraide, c’est l’amitié des malheureux.