Si le travail était une bonne chose, il y a longtemps que les riches l'auraient accaparé.

À lire aussi de Jacques Roumain

La vie, c’est la vie : tu as beau prendre des chemins de traverse, faire un long détour, la vie c’est un retour continuel.
L’ignorance et le besoin marchent ensemble.
En vérité, nous autres le peuple, nous sommes comme la chaudière ; c’est la chaudière qui cuit tout le manger, c’est elle qui connait la douleur d’être sur le feu, mais quand le manger est prêt, on dit à la chaudière : tu ne peux venir à table, tu salirais la nappe.
L’entraide, c’est l’amitié des malheureux.
La haine, ça donne à l'âme une haleine empoisonnée, c'est comme un marigot de boue verte, de bile cuite, d'humeurs rances et macérées.
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Dans la même œuvre

La haine, ça donne à l'âme une haleine empoisonnée, c'est comme un marigot de boue verte, de bile cuite, d'humeurs rances et macérées.
Non, c'est pas possible. Est-ce qu'on peut déserter la terre, est-ce qu'on peut lui tourner le dos, est-ce qu'on peut la divorcer, sans perdre aussi sa raison d'existence et l'usage de ses mains et le goût de vivre ?
Le malheur bouleverse comme la bile, ça remonte à la bouche et alors les paroles sont amères.
L’entraide, c’est l’amitié des malheureux.
La mort n’est qu’un autre nom pour la vie.