La haine, ça donne à l'âme une haleine empoisonnée, c'est comme un marigot de boue verte, de bile cuite, d'humeurs rances et macérées.

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La vie, c’est la vie : tu as beau prendre des chemins de traverse, faire un long détour, la vie c’est un retour continuel.
En vérité, nous autres le peuple, nous sommes comme la chaudière ; c’est la chaudière qui cuit tout le manger, c’est elle qui connait la douleur d’être sur le feu, mais quand le manger est prêt, on dit à la chaudière : tu ne peux venir à table, tu salirais la nappe.
La terre est comme une bonne femme, à force de la maltraiter, elle se révolte.
Les dents pourries n’ont de force que sur les bananes mûres.
Le malheur bouleverse comme la bile, ça remonte à la bouche et alors les paroles sont amères.
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Si le travail était une bonne chose, il y a longtemps que les riches l'auraient accaparé.
Non, c'est pas possible. Est-ce qu'on peut déserter la terre, est-ce qu'on peut lui tourner le dos, est-ce qu'on peut la divorcer, sans perdre aussi sa raison d'existence et l'usage de ses mains et le goût de vivre ?
Le malheur bouleverse comme la bile, ça remonte à la bouche et alors les paroles sont amères.
L’entraide, c’est l’amitié des malheureux.
La mort n’est qu’un autre nom pour la vie.