Les lois sociales, qui représentent des contraintes artificielles, restent bientôt sans force. Les lois économiques résultant de nécessités naturelles s'imposent au contraire toujours, malgré les efforts tentés pour les violer.
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Les civilisations se fondent sur un petit nombre d'idées tenues pour des certitudes et universellement respectées. Ce n'est pas leur valeur rationnelle mais leur rôle qu'il importe de connaître.
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Le socialisme aux Etats-Unis diffère totalement du socialisme européen. L'idéal du travailleur américain est de devenir patron, alors que l'ouvrier latin rêve surtout la suppression du patron.
Un pays sans capital est un pays sans défense.
Depuis les origines de l'histoire, tous les partis politiques extrêmes débutent dans la splendeur des illusions et finissent dans la bassesse des rivalités intestines.
Si les croyants pouvaient se préoccuper de la valeur rationnelle de leurs croyances, il n'y aurait bientôt plus de croyants.
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Le nombre des soldats victimes de la grande guerre est connu. Celui des idées et des croyances détruites par elle reste encore ignoré.
La vérité, pour la grande majorité des hommes, étant ce qu'ils croient, c'est surtout avec leurs croyances qu'on doit gouverner les peuples.
Une des graves difficultés de la politique est l'obligation de gouverner avec des idées tenues pour vraies par les multitudes alors que ces idées sont erronées.
Les gouvernants doivent savoir discerner les sentiments qui font mouvoir les hommes, sans se préoccuper beaucoup des influences rationnelles qui devraient les faire agir.
Les gouvernants doivent savoir ce qu'ils veulent et ce qu'ils peuvent, mais aussi ce que veulent et peuvent leurs adversaires.