Le vrai problème, c'est la nuit. Elle passe jamais et tu chopes de mauvaises pensées, ça arrive à tout le monde. L'air devient lourd de désespoir. Tu respires même celui des autres.

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Comme l'Italie n'a pas de journalisme d'investigation, il est très difficile de raconter. C'est le roman qui a ce rôle. Mais je ne pense pas changer les choses avec mes écrits.
Avec les garçons, si t'arrives à éviter qu'ils se droguent et s'ils finissent pas en prison, le reste, c'est du tout cuit. Après l'école, ils vont travailler et quand ça marche pas bien à l'école, ils suivent les traces de leur père et une autre famille voit le jour. Une autre famille de minables.
Je crois que l'écriture doit être hyperréaliste car l'Italie est un pays où il n'y a plus de journalisme d'investigation.
J'aborde aussi le problème du temps car, malheureusement, nous vivons dans une société où le temps est compté. Le temps pour la communication, le temps pour vivre, pour s'amuser... Le temps en prison est un temps qui passe très vite.
Etre traduit à l'étranger, c'est très important car c'est la possibilité réelle d'être connu, et la transposition cinématographique est une chance car je ne crois pas au public unique en littérature. La littérature moderne doit s'ouvrir aux différentes cultures.
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