Le problème est que la nouvelle pauvreté en Italie a un niveau de vie extrêmement bas. Et la télévision est la dernière façon pour eux de s'évader. Tout le monde regarde la télévision, tout le monde lit les magazines et journaux populaires. Du coup, les gens vivent par procuration la vie des autres, ceux qui ont de l'argent, ceux qui ont du succès...
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Avec les garçons, si t'arrives à éviter qu'ils se droguent et s'ils finissent pas en prison, le reste, c'est du tout cuit. Après l'école, ils vont travailler et quand ça marche pas bien à l'école, ils suivent les traces de leur père et une autre famille voit le jour. Une autre famille de minables.
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Comme l'Italie n'a pas de journalisme d'investigation, il est très difficile de raconter. C'est le roman qui a ce rôle. Mais je ne pense pas changer les choses avec mes écrits.
Je pense être optimiste mais nous vivons dans une société très complexe. Cette complexité sociale inspire les écrivains et permet que l'on écrive des livres. Mon travail est de raconter ce que je vois.
On m'a donné la possibilité de parler de la nouvelle pauvreté : de ces gens qui vivent sans projets d'avenir, qui n'ont plus de rêves. Toutes ces contradictions se développent au sein de la famille. Le gros problème en Italie, c'est l'absence totale d'Etat social.
Les histoires criminelles dans les romans ne sont que des prétextes pour parler de la réalité sociale, économique et politique