Dans leurs bunkers de béton aux murs épais, dans l'air conditionné à 20 °C qui souffle jour et nuit, les machines sombres ne connaissent pas la vie sur la terre.
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Le visage de l'antisémitisme est aujourd'hui celui de l'islamophobie, la propagande utilise les mêmes termes, les mêmes slogans, les mêmes obsessions: l'invasion des étrangers, la perte des repères chrétiens, la pureté de la race. Ces thèmes, ces obsessions sont exploités par une partie de la classe politique, et par un nombre grandissant d'intellectuels et d'artistes. Leurs arguments sont sans valeur. Ils se nourrissent de mensonges et de peurs, ils élaborent des théories fumeuses dont l'auteur le plus connu est Samuel Huntington. Tout cela est marqué par une considérable quantité d'insignifiance. Insignifiance parce que cette idéologie est vide de sens, qu'elle ne véhicule que la pensée la plus banale, et ne s'alimente que des instincts les plus vides. Mais cette insignifiance est dangereuse. Elle peut parfois, comme dans le cas de Breivik, devenir une pathologie.
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Les autres n'attendent que des paroles, ou bien des actes, des preuves, mais lui, le Hartani, il regarde Lalla, avec son beau regard de métal sans rien dire, et c'est dans la lumière de son regard qu'on entend ce qu'il dit, ce qu'il demande.
La lumière est très belle et éblouissante comme le bonheur.
Le baromètre est tombé. Incroyable, terrifiant. Jamais il n'avait vu le baromètre descendre aussi bas, aussi vite.
Chaque après-midi, quand le jour décline, je suis à la poupe du navire, et je regarde le sillage qui brille. C'est l'instant que je préfère, quand tout est paisible, et le pont désert, à part le timonier et un marin qui surveille la mer.