Le visage de ceux qu'on n'aime pas encor - Apparaît quelquefois aux fenêtres des rêves, - Et va s'illuminant sur de pâles décors - Dans un argentement de lune qui se lève.

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Que le coeur s'éclaire ou se voile, - Qu'il soit sombre ou vif tour à tour, - Mais que son ombre et que son jour - Aient le soleil ou les étoiles...
Je crois à l'âme, si c'est elle - Qui me donne cette vigueur - De me rapprocher de ton coeur - Quand tu parais sombre et rebelle !
Descendre par l'étroite, horizontale porte - Où l'on passe étendu, voilé, silencieux ; - Ne plus jamais vous voir, ô Lumière des cieux. - Hélas ! Je n'étais pas faite pour être morte.
Rire ou pleurer, mais que le coeur - Soit plein de parfums comme un vase, - Et contienne jusqu'à l'extase - La force vive ou la langueur.
S'en aller pensant ou rêvant, - Mais que le coeur donne sa sève - Et que l'âme chante et se lève - Comme une vague dans le vent.
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