Le temps qui passe est un ami précieux qui nous dépouille du superflu.

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Dans le monde tout va ensemble, sauf l'amour. Il ne va avec rien. Il n'est nulle part. Il manque. Il manque comme manque le pain dans les périodes de guerre, comme le souffle dans la gorge des mourants. Il manque comme le temps dans les jeux de l'enfance.
Dans l'imaginaire, un écrivain est toujours mort, même quand il est vivant. Et les chanteurs, c'est l'inverse : même morts, ils sont vivants. Il me reste donc à écrire comme on chante.
Devant ce que la vie a de plus cruel, toutes les pensées parfois s'effondrent, privées d'appui, et il ne nous reste plus qu'à demander aux arbres qui tremblent sous le vent de nous apprendre cette compassion que le monde ignore.
Le poinçon du sourire aux lèvres des mères quand les forteresses des écoles laissent échapper à midi leurs minuscules otages.
Voir un vrai visage, c'est voir quelqu'un qui a vu quelque chose de plus grand que lui.
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Dans la même œuvre

Le plus grand abandon est à l'orée de la plus vive douceur: c'est ce que disait la croix, comme un ange couché sur le cercueil.
La mort est un clou en or dans le bois de la vie.
Il y a une manière de vivre - comme si on ne tenait plus à la vie - qui est le nom le plus secret de l'amour.
La mort n'est pas la fin de la vie, mais la fin d'une vie.
On ne sait pas ce qu'est la poésie. On sait juste que c'est donner son sang aux anges qui passent.