On ne sait pas ce qu'est la poésie. On sait juste que c'est donner son sang aux anges qui passent.

À lire aussi de Christian Bobin

Il y a besoin de si peu pour écrire. Il n'y a besoin que d'une vie pauvre. Si pauvre que personne n'en veut et qu'elle trouve asile en dieu, ou dans les choses. Une abondance de rien.
Faire trop longtemps la même chose, au même endroit, à la même heure, cela rend vieux.
Il y a beaucoup d'affinités, de connivences, entre la lecture et la prière: dans les deux cas, marmonnement. Dans les deux cas, silencieux commerce avec l'Autre.
L'écriture est une mendiante qui donne une pièce en or à chaque passant.
Je suis vivant parce qu'on m'a parlé et aimé. Je suis vivant parce que, dès les premières heures, ma mère et le côté pluie de la neige m'ont parlé avec amour.
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Dans la même œuvre

Le plus grand abandon est à l'orée de la plus vive douceur: c'est ce que disait la croix, comme un ange couché sur le cercueil.
La mort est un clou en or dans le bois de la vie.
Il y a une manière de vivre - comme si on ne tenait plus à la vie - qui est le nom le plus secret de l'amour.
La mort n'est pas la fin de la vie, mais la fin d'une vie.
Le temps qui passe est un ami précieux qui nous dépouille du superflu.