Je suis vivant parce qu'on m'a parlé et aimé. Je suis vivant parce que, dès les premières heures, ma mère et le côté pluie de la neige m'ont parlé avec amour.

À lire aussi de Christian Bobin

Celui qui parle est sans absence.
J'ai trouvé Dieu dans les flaques d'eau, dans le parfum du chèvrefeuille, dans la pureté de certains livres et même chez des athées. Je ne l'ai presque jamais trouvé chez ceux dont le métier est d'en parler.
Toute notre vie n'est faite que d'échecs et ces échecs sont des carreaux cassés par où l'air passe.
Il n'y a pas de plus grande joie que de connaître quelqu'un qui voit le même monde que nous. C'est apprendre que l'on n'était pas fou.
Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent c'est pour toujours, des portes s'ouvrent que l'on ne soupçonnait pas, on entre et on ne reviendra plus en arrière.
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Dans la même œuvre

Ecrire est une façon de répondre à la vie. On a toujours besoin de répondre à un don par un autre don, non pas pour être quitte, mais pour continuer à donner et recevoir, sans fin.
Ma façon d'aimer, est une façon de laisser aller, laisser être.
L'esprit d'enfance est insupportable au monde. L'enfance est ce que le monde abandonne pour continuer à être monde.
Ce dont nous rêvons, en vérité, c'est d'être préférés-aimés, oui, mais un peu plus que les autres. Préférés.